Chèque impayé : quelles procédures après un refus de paiement ?

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Le chèque reste un moyen de paiement encore utilisé dans de nombreuses relations commerciales, notamment entre professionnels. Pourtant, lorsqu’un chèque est rejeté par la banque pour défaut de provision ou pour une autre raison, l’entreprise créancière se retrouve confrontée à une situation délicate : le chèque impayé. Contrairement à une facture classique, le chèque obéit à un régime juridique spécifique, avec des droits et des procédures bien encadrés par la loi. Savoir comment réagir rapidement après un refus de paiement est essentiel pour sécuriser sa trésorerie et éviter que la créance ne devienne irrécouvrable. 1. Comprendre le chèque impayé et ses causes 1.1 Qu’est-ce qu’un chèque impayé ? Un chèque est dit impayé lorsque la banque du tireur refuse son paiement. La cause la plus fréquente est l’insuffisance de provision sur le compte du débiteur, mais le rejet peut également résulter d’une opposition irrégulière, d’une anomalie formelle ou de la clôture du compte. Dès le rejet, la banque remet au bénéficiaire un certificat de non-paiement, document clé pour la suite des démarches. 1.2 Pourquoi le chèque impayé est un signal d’alerte ? Un chèque impayé est rarement un incident isolé. Il révèle souvent une difficulté financière du client ou une dégradation de sa situation bancaire. Pour l’entreprise créancière, il constitue un signal fort qui impose d’agir rapidement afin de préserver ses chances de recouvrement. 2. Première étape : tenter un règlement amiable après le refus de paiement 2.1 Le recouvrement amiable reste prioritaire Même après un refus de paiement, la loi n’impose pas de saisir immédiatement la justice. Une tentative de recouvrement amiable est souvent pertinente, notamment lorsque le débiteur reconnaît sa dette ou invoque une difficulté temporaire. Cette phase peut consister en une relance formalisée, un rappel des conséquences juridiques du chèque impayé ou la proposition d’un autre mode de règlement. Nous vous invitons à consulter notre guide sur le recouvrement amiable en cliquant ici. 2.2 L’intérêt d’agir sans tarder Plus le temps passe, plus le risque de non-recouvrement augmente. En matière de chèque impayé, la réactivité est déterminante. Une relance rapide permet parfois d’obtenir un paiement avant que la situation financière du débiteur ne se dégrade davantage. Les relances doivent être encadrées par un professionnel du recouvrement comme CBS Groupe ETIC, si toutefois vous souhaitez les organiser vous mêmes, nous vous avons préparer une liste d’erreurs à ne pas faire.  4 erreurs critiques lors de vos relances d’impayés. 3. Le certificat de non-paiement : une pièce centrale 3.1 À quoi sert le certificat de non-paiement ? Si le débiteur ne régularise pas la situation dans un délai de 30 jours suivant le rejet, la banque du bénéficiaire peut délivrer un certificat de non-paiement. Ce document constitue un titre exécutoire au sens du Code monétaire et financier. 3.2 Un avantage juridique majeur pour le créancier Grâce au certificat de non-paiement, l’entreprise n’a pas besoin de saisir un tribunal pour obtenir une décision de justice. Elle peut directement engager des mesures d’exécution forcée par l’intermédiaire d’un commissaire de justice. 4. Les procédures judiciaires après un chèque impayé 4.1 L’exécution forcée sans jugement préalable Le certificat de non-paiement permet de procéder à des saisies (saisie bancaire, saisie des rémunérations, saisie de biens) sans passer par une procédure judiciaire classique. Cette particularité fait du chèque impayé un outil juridiquement puissant, à condition de respecter strictement les délais et formalités. 4.2 Et si le certificat n’est pas exploitable ? Dans certains cas (irrégularité du chèque, litige sur la relation commerciale), le certificat de non-paiement peut être contesté. L’entreprise devra alors se tourner vers des procédures judiciaires classiques, telles que l’injonction de payer ou l’assignation en paiement. 5. Prescription et délais à respecter 5.1 Le délai de prescription du chèque L’action en paiement fondée sur un chèque se prescrit par six mois à compter de l’expiration du délai de présentation du chèque. Toutefois, l’action fondée sur la relation contractuelle sous-jacente (facture, prestation) peut subsister selon les règles de droit commun. 5.2 L’importance de sécuriser rapidement la créance Attendre trop longtemps expose l’entreprise à un risque de prescription ou à une insolvabilité du débiteur. En matière de chèque impayé, la rapidité d’action est souvent déterminante pour récupérer les fonds. 6. Sécuriser ses encaissements face au risque de chèque impayé 6.1 Anticiper plutôt que subir La gestion du risque chèque passe par la prévention : vérification des clients, limitation de l’usage du chèque pour certains montants et suivi rigoureux des encaissements. Un chèque impayé doit être traité comme un incident majeur, et non comme un simple retard. Dans cette logique de prévention, le FNIP (Fichier National des Incidents de Paiement) constitue un outil précieux. Il permet aux entreprises de détecter en amont les comportements de paiement à risque et d’identifier les clients ayant déjà fait l’objet d’incidents. Utilisé comme un outil d’aide à la décision, le FNIP contribue à sécuriser les relations commerciales et à adapter les conditions de paiement avant qu’un impayé ne survienne. 6.2 L’accompagnement de CBS Groupe ETIC CBS Groupe ETIC accompagne les entreprises dans la gestion des impayés, y compris les situations spécifiques liées aux chèques impayés. De la phase amiable à l’orientation vers les procédures adaptées, l’objectif est de sécuriser la trésorerie et d’optimiser le pilotage du poste client. Discutons de vos besoins FAQ 1) Que faire immédiatement après un chèque impayé ? Contacter le client, vérifier le motif du rejet et tenter un règlement rapide par un autre moyen de paiement. 2) Le certificat de non-paiement remplace-t-il un jugement ? Oui, il permet d’engager directement des mesures d’exécution sans décision judiciaire préalable. 3) Peut-on cumuler chèque impayé et injonction de payer ? Oui, si le certificat de non-paiement n’est pas exploitable ou en cas de litige sur la créance. 4) Combien de temps faut-il pour agir après un chèque impayé ? Les délais sont courts. Il est recommandé d’agir dès le rejet pour éviter toute prescription. 5) Le chèque impayé est-il fréquent en B2B ? Il reste marginal comparé aux virements, mais il constitue un risque élevé lorsqu’il survient.

Après l’échec du recouvrement amiable : quelles procédures judiciaires pour récupérer une créance ?

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Le recouvrement amiable constitue toujours la première étape logique face à un impayé. Relances, mises en demeure, négociations ou échéanciers permettent souvent de résoudre la situation sans conflit. Mais lorsque ces démarches échouent, l’entreprise se retrouve confrontée à une question cruciale : quelles procédures judiciaires engager pour récupérer sa créance ? En droit français, plusieurs procédures judiciaires existent, chacune répondant à des situations précises. Bien les connaître permet d’agir efficacement, d’éviter les erreurs de stratégie et de limiter les coûts. Cet article fait le point sur les principales voies judiciaires à la disposition des entreprises après l’échec du recouvrement amiable. 1. Pourquoi passer au judiciaire après l’échec du recouvrement amiable ? 1.1 Le recouvrement amiable a ses limites Le recouvrement amiable repose sur la coopération du débiteur. Lorsqu’un client ne répond plus, conteste sans fondement ou refuse clairement de payer, l’amiable devient inefficace. Continuer à relancer sans cadre juridique ferme expose l’entreprise à une perte de temps et à une aggravation du risque d’impayé définitif. Dans ce contexte, le recours aux procédures judiciaires permet de rétablir un rapport de force légal et de sécuriser la créance. 1.2 Un enjeu direct pour la trésorerie Une créance impayée immobilise la trésorerie et fragilise le besoin en fonds de roulement. Plus le temps passe, plus les chances de recouvrement diminuent, notamment si la situation financière du débiteur se dégrade. Le passage au judiciaire n’est donc pas une sanction, mais un outil de protection financière pour l’entreprise créancière. 2. L’injonction de payer : la procédure judiciaire la plus utilisée 2.1 Principe et cadre juridique L’injonction de payer est prévue par les articles 1405 à 1422 du Code de procédure civile. Elle permet à un créancier de demander au juge d’ordonner le paiement d’une créance certaine, liquide et exigible, sans audience préalable. 2.2 Avantages de l’injonction de payer Cette procédure est appréciée pour sa simplicité et son coût limité. Elle est particulièrement adaptée aux factures impayées non contestées. Si le débiteur ne forme pas opposition dans le délai légal, l’ordonnance devient un titre exécutoire, ouvrant la voie aux mesures de saisie.   Nous vous recommandons un article publié sur le sujet. Lire l’article 2.3 Limites à connaître Si le débiteur fait opposition, la procédure bascule vers un contentieux classique, avec audience et débat contradictoire. L’injonction de payer n’est donc pas adaptée aux litiges complexes ou fortement contestés. 3. L’assignation en paiement : la procédure judiciaire “au fond” 3.1 Quand recourir à l’assignation en paiement L’assignation en paiement est utilisée lorsque la créance est contestée, lorsque le montant est élevé ou lorsque l’injonction de payer n’est pas adaptée. Elle consiste à saisir le tribunal compétent (tribunal de commerce ou tribunal judiciaire) afin qu’il tranche le litige après débat contradictoire. 3.2 Une procédure plus longue mais plus complète Contrairement à l’injonction de payer, l’assignation permet au juge d’examiner l’ensemble du dossier : contrat, exécution de la prestation, échanges entre les parties. Elle offre une sécurité juridique renforcée, mais implique des délais plus longs et des frais plus importants (avocat, audience, éventuelle expertise). 4. Les mesures conservatoires : agir avant la décision définitive 4.1 La saisie conservatoire Lorsque le créancier craint que le débiteur organise son insolvabilité, il est possible de demander une saisie conservatoire avant même d’obtenir un jugement définitif. Cette mesure permet de bloquer des sommes ou des biens dans l’attente de la décision au fond. 4.2 Une procédure encadrée et stratégique La saisie conservatoire nécessite de démontrer l’existence d’une créance et un risque réel pour son recouvrement. Elle constitue un levier puissant, mais doit être utilisée avec précaution et dans un cadre juridique strict. 5. Après la décision : l’exécution forcée de la créance 5.1 Le titre exécutoire Une fois la décision de justice rendue (ordonnance ou jugement), le créancier dispose d’un titre exécutoire. Ce document permet de contraindre légalement le débiteur à payer. 5.2 Les mesures d’exécution possibles L’exécution forcée est mise en œuvre par un commissaire de justice (anciennement huissier). Elle peut prendre la forme de saisies sur comptes bancaires, sur rémunérations ou sur biens. Ces mesures sont encadrées par le Code des procédures civiles d’exécution. 6. Bien choisir la procédure judiciaire adaptée à sa situation 6.1 Une décision stratégique, pas automatique Toutes les créances ne justifient pas la même procédure. Le montant, le comportement du débiteur, la nature du litige et la situation financière de l’entreprise doivent être analysés avant d’agir. Un mauvais choix peut entraîner des coûts inutiles ou des délais excessifs. 6.2 L’importance de l’accompagnement C’est à ce stade qu’un accompagnement spécialisé prend tout son sens. Structurer le dossier, choisir la procédure adaptée et agir au bon moment permet d’augmenter significativement les chances de recouvrement. CBS Groupe ETIC, cabinet de recouvrement, accompagne les entreprises dans la gestion des impayés, depuis le recouvrement amiable jusqu’à l’orientation vers la procédure judiciaire la plus pertinente, tout en optimisant le pilotage du poste client. Après l’échec du recouvrement amiable, les procédures judiciaires constituent un levier essentiel pour récupérer une créance et protéger la trésorerie de l’entreprise. Injonction de payer, assignation en paiement, mesures conservatoires ou exécution forcée : chaque procédure répond à une situation spécifique. L’enjeu n’est pas seulement juridique, mais stratégique. Agir trop tard ou sans méthode peut transformer un simple impayé en perte définitive. À l’inverse, une action judiciaire bien choisie et bien préparée permet de sécuriser les encaissements et de limiter les risques financiers. Discutons de vos besoins FAQ 1) Les MARD sont-ils obligatoires avant d’aller au tribunal ? Pas toujours. Mais l’article 750-1 CPC prévoit, pour certains litiges, une tentative amiable préalable (avec exceptions). 2) Médiation ou conciliation : quelle différence principale ? La médiation s’appuie sur un médiateur qui facilite le dialogue. La conciliation est souvent plus directive et orientée “solution” proposée. 3) Un accord amiable est-il “sérieux” juridiquement ? Oui, s’il est écrit et précis (montants, dates, modalités). Selon le cadre, il peut parfois être homologué (à vérifier selon votre situation et la voie retenue). 4) Quand choisir les MARD plutôt qu’une injonction de payer ? Quand

Défaillances d’entreprises : comment protéger sa trésorerie face à l’explosion des impayés ?

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Depuis plusieurs mois, les défaillances d’entreprises connaissent une hausse préoccupante en France. Après la fin des aides exceptionnelles liées à la crise sanitaire et dans un contexte économique tendu, de nombreuses entreprises se retrouvent fragilisées. Selon les dernières données publiées par des acteurs économiques de référence, les procédures de redressement et de liquidation judiciaire progressent fortement, touchant en priorité les PME et les TPE. Les défaillances d’entreprises sont un enjeu majeur à surveiller. 1. Défaillances d’entreprises : une tendance en nette augmentation 1.1 Défaillances d’entreprises : une tendance en nette augmentation Les statistiques récentes montrent une augmentation significative des défaillances d’entreprises sur l’ensemble du territoire. Cette hausse touche aussi bien les structures récemment créées que des entreprises installées depuis plusieurs années. Les procédures de redressement et de liquidation judiciaire progressent dans de nombreux secteurs, traduisant une fragilité structurelle du tissu économique. Cette tendance s’explique en partie par la normalisation économique post-crise. Les entreprises doivent désormais faire face à leurs charges sans soutien exceptionnel, dans un environnement où la trésorerie est sous pression permanente. 1.2 PME et TPE : les plus exposées aux risques Les petites et moyennes entreprises sont les premières victimes de cette hausse des défaillances. Leur dépendance à un nombre limité de clients et leur faible capacité d’absorption des retards de paiement les rendent particulièrement vulnérables. Un ou deux impayés importants peuvent suffire à provoquer une cessation de paiements. Contrairement aux grands groupes, ces structures disposent rarement de réserves suffisantes ou de solutions de financement alternatives pour compenser des encaissements tardifs. 2. Explosion des impayés : un facteur déterminant des défaillances 2.1 Retards de paiement et tensions de trésorerie Les retards de paiement sont devenus monnaie courante dans les relations commerciales. Ce phénomène ne se limite plus à quelques clients isolés, mais s’installe durablement dans certains secteurs. Chaque retard prive temporairement l’entreprise créancière de liquidités indispensables à son fonctionnement quotidien. Lorsque ces retards se répètent ou se prolongent, ils se transforment en véritables impayés, avec des conséquences immédiates sur la trésorerie et le besoin en fonds de roulement. 2.2 L’effet domino des mauvais payeurs Un impayé ne touche jamais une seule entreprise. Lorsqu’un client ne paie pas, son fournisseur peut à son tour rencontrer des difficultés pour honorer ses propres engagements. Ce mécanisme crée un effet domino, où les tensions de trésorerie se propagent tout au long de la chaîne économique. C’est ainsi que des entreprises saines, rentables sur le plan économique, se retrouvent fragilisées puis entraînées vers la défaillance, non pas par manque d’activité, mais par manque de liquidités. 3. Pourquoi les entreprises sont aujourd’hui plus exposées aux impayés 3.1 Un contexte économique défavorable Inflation, hausse des coûts de production, augmentation des charges financières : de nombreuses entreprises font face à des arbitrages difficiles. Dans ce contexte, certains débiteurs privilégient le règlement de leurs charges stratégiques au détriment du paiement de leurs fournisseurs. Cette situation accroît mécaniquement les risques d’impayés pour l’ensemble des acteurs économiques, en particulier ceux qui n’ont pas mis en place de mécanismes de prévention efficaces. Inflation, hausse des coûts de production, augmentation des charges financières : de nombreuses entreprises font face à des arbitrages difficiles. Dans ce contexte, certains débiteurs privilégient le règlement de leurs charges stratégiques au détriment du paiement de leurs fournisseurs. Cette situation accroît mécaniquement les risques d’impayés pour l’ensemble des acteurs économiques, en particulier ceux qui n’ont pas mis en place de mécanismes de prévention efficaces. 3.2 Une prévention du risque client encore insuffisante Beaucoup d’entreprises continuent à accorder des délais de paiement importants sans analyser régulièrement la solvabilité de leurs clients. La relation commerciale, parfois ancienne, prend le pas sur une approche rationnelle du risque. Par ailleurs, le suivi du poste client est souvent traité de manière secondaire. Les retards ne sont pas détectés immédiatement, les relances sont tardives, et les signaux faibles ne sont pas exploités à temps. 4. Les conséquences directes des impayés sur la trésorerie 4.1 Un impact immédiat sur le besoin en fonds de roulement Chaque facture impayée augmente artificiellement le besoin en fonds de roulement de l’entreprise. La trésorerie disponible diminue, alors que les charges fixes, elles, restent inchangées. Cette situation limite la capacité de l’entreprise à investir, à se développer ou simplement à fonctionner sereinement. À court terme, cela peut conduire à un recours accru au découvert bancaire ou à des solutions de financement coûteuses. 4.2 Des entreprises rentables mais financièrement fragilisées Il n’est pas rare de voir des entreprises afficher une bonne rentabilité tout en connaissant de graves difficultés de trésorerie. Les impayés faussent la lecture des comptes et peuvent masquer une situation financière critique jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Dans ce contexte, les impayés apparaissent comme l’une des causes majeures des défaillances d’entreprises, bien avant une baisse réelle d’activité. 5. Comment protéger sa trésorerie face à l’explosion des impayés 5.1 Anticiper le risque dès la relation commerciale La protection de la trésorerie commence bien avant l’émission de la facture. Elle repose sur une meilleure connaissance de ses clients, une vigilance accrue sur les comportements de paiement et une capacité à identifier rapidement les situations à risque. Cette anticipation permet d’adapter les conditions de paiement et d’éviter l’accumulation de retards difficiles à rattraper. 5.2 Structurer un recouvrement amiable efficace Un recouvrement amiable structuré est l’un des leviers les plus efficaces pour limiter l’impact des impayés. Les premières relances doivent intervenir rapidement et suivre une logique cohérente. Plus le retard est traité tôt, plus les chances de recouvrement sont élevées. Professionnaliser cette démarche permet d’obtenir des règlements plus rapides, tout en préservant la relation commerciale lorsque cela est possible. 5.3 Agir avant que la situation ne se dégrade Attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de réagir face à un impayé revient souvent à subir la situation. Lorsque l’entreprise débiteur est déjà en difficulté, les marges de manœuvre sont limitées. Agir tôt permet au contraire de sécuriser des engagements de paiement et d’éviter que l’impayé ne devienne définitif. 6.1 Défaillances d’entreprises : l’anticipation comme levier de protection durable 6.1 Passer

Recouvrement amiable : comment les MARD peuvent éviter une procédure judiciaire coûteuse ?

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Lorsqu’une facture reste impayée, la tentation est souvent de passer rapidement au judiciaire pour accélérer le paiement. Pourtant, cette approche peut s’avérer coûteuse en temps, en frais et en énergie, tout en fragilisant la relation commerciale. C’est pourquoi le recouvrement amiable, appuyé par les MARD (Modes Alternatifs de Règlement des Différends), est aujourd’hui encouragé par le droit français afin d’éviter une escalade judiciaire souvent contre-productive. 1. Que sont les MARD ? Une définition claire et utile pour les entreprises 1.1 MARD : de quoi parle-t-on concrètement ? Les MARD regroupent plusieurs méthodes pour régler un différend sans procès, ou avant d’y recourir : négociation, médiation, conciliation, procédure participative. L’idée n’est pas de “faire gentil”, mais de trouver une solution exécutable (paiement, échéancier, accord écrit) avec un cadre plus souple que le tribunal. Dans un impayé B2B, l’enjeu est simple : obtenir un règlement tout en limitant les coûts et les délais. Les MARD sont adaptés parce qu’ils permettent de traiter le cœur du problème : incompréhension, tension, difficulté de trésorerie du débiteur, contestation partielle, ou blocage de communication. 1.2 Un mouvement encouragé par la justice La France pousse clairement vers “l’amiable”. Les chiffres publics le montrent : dans les Chiffres clés de la Justice 2024, le taux de conciliation est indiqué à 47,8% (affaires conciliées : 91 341), et le taux de médiation à 60,9% (médiations terminées avec succès : 1 883 sur 3 090). (Ministère de la justice)Autre repère : l’École nationale de la magistrature (ENM) rappelle que les conciliateurs traitent plus de 175 000 affaires par an avec un taux d’accord proche de 50% 1.3 Article 750-1 CPC : pourquoi c’est important L’article 750-1 du Code de procédure civile prévoit, pour certains litiges, une tentative préalable de résolution amiable (conciliation, médiation ou procédure participative), sauf exceptions prévues par le texte. Même quand ce n’est pas strictement obligatoire, cette logique influence la pratique : engager une démarche amiable sérieuse renforce souvent un dossier si l’on doit ensuite saisir le tribunal. 2. Pourquoi les MARD sont un accélérateur de recouvrement amiable 2.1 Moins de coûts directs et indirects Le judiciaire entraîne vite des coûts (frais, temps de gestion, aléas). À l’inverse, une médiation ou une conciliation coûte généralement moins cher, et une négociation structurée peut résoudre le dossier sans “machine contentieuse”. Résultat : vous récupérez plus net, et plus vite. 2.2 Une meilleure vitesse de décision Un impayé n’est pas qu’un problème juridique : c’est un problème de trésorerie. Or, les retards de paiement restent massifs. En 2025, Coface indique que 86% des entreprises font face à des retards de paiement menaçant leur trésorerie, avec un délai moyen de paiement mentionné à 49,7 jours dans leur enquête. Plus on attend, plus on risque de tomber sur un débiteur fragilisé. Les MARD permettent de déclencher une résolution avant l’aggravationen pahse de recouvrement amiable. 2.3 Un meilleur taux d’adhésion du débiteur Un accord trouvé en recouverment amiable (échéancier réaliste, paiement partiel immédiat, engagement écrit) est souvent mieux respecté qu’une pression “frontale”. Et si l’accord est formalisé, il peut devenir un vrai outil de pilotage du poste client. 3. Les principaux MARD appliqués aux impayés B2B 3.1 La négociation structurée C’est la base : relances progressives, arguments factuels, collecte des pièces, et proposition de sortie (règlement, échéancier, compensation). Une négociation efficace s’appuie sur : une chronologie claire (facture, échéance, relances), une demande précise (montant, date, mode de paiement), une conséquence annoncée, sans surenchère. 3.2 La médiation La médiation est utile quand la relation est tendue ou qu’un désaccord bloque le paiement. Elle repose sur un tiers neutre. Exemple de repère récent : le CMAP indique, dans son baromètre 2024, plus de 60% d’accords obtenus sur 2 382 dossiers traités. Même si ce chiffre est issu d’un centre spécifique (donc à interpréter comme un indicateur, pas une moyenne nationale), il illustre la performance du dispositif quand il est bien cadré. 3.3 La conciliation Plus accessible et souvent très pragmatique, la conciliation vise un accord rapide. Les statistiques publiques de la Justice montrent une place réelle de la conciliation et un taux notable d’accords. 3.4 La procédure participative Moins connue, elle implique généralement les avocats et sert quand les enjeux sont plus élevés ou quand il faut “sécuriser” juridiquement une négociation complexe. 4. 3 exemples concrets de MARD pour éviter un contentieux coûteux Exemple 1 : agence B2B et facture contestée partiellement Une agence facture 9 800 € à un client. Le client conteste 1 500 € (délai, livrable).Plutôt que d’assigner, les parties optent pour une médiation. Résultat : accord écrit sur 8 300 € payés immédiatement, et 1 500 € transformés en avoir sur une prestation future.L’agence récupère sa trésorerie, le client garde la relation grâce au recouvrement amiable. Exemple 2 : entreprise du bâtiment et “blocage communication” Un artisan attend 14 000 € d’un donneur d’ordre. Aucun litige sur les travaux, mais le client “ne répond plus”. La conciliation crée un rendez-vous cadré. Le débiteur expose une tension de trésorerie. Accord : 6 000 € sous 48h + échéancier sur 3 mois, signé. Sans conciliation, l’artisan partait vers une action longue alors que le débiteur était solvable à court terme. Exemple 3 : fournisseur industriel et client “chronique retardataire” Un fournisseur a 5 factures en retard (total 22 000 €). La négociation structurée fixe un plan : paiement immédiat de 30% + échéancier, avec clause de suspension de livraison en cas de non-respect. Le fournisseur sécurise ses flux et met en place, pour l’avenir, un contrôle renforcé des risques (suivi poste client, prévention). 5. Bonnes pratiques pour intégrer les MARD dans votre recouvrement amiable 5.1 Formaliser votre “chemin amiable” Un process simple et efficace : relance douce (J+3 / J+7) relance ferme + date de paiement proposition d’accord (échéancier) MARD si blocage (médiation/conciliation) bascule judiciaire si échec 5.2 Mesurer l’impact sur la trésorerie Suivre : DSO, retards moyens, taux d’accords amiables, respect des échéanciers. Les MARD deviennent alors un levier de pilotage, pas un “dernier recours”. Le recouvrement amiable n’est pas une option,

Injonction de payer : procédure, délais, coûts et efficacité réelle pour les entreprises

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Face à un impayé persistant, les dirigeants et responsables financiers cherchent une solution rapide, peu coûteuse et juridiquement solide pour récupérer leur dû. Lorsque les relances téléphoniques, les mails, et même la mise en demeure restent sans effet, la procédure d’injonction de payer représente l’un des recours les plus efficaces pour sécuriser une créance. Prévue par le Code de procédure civile, cette procédure permet d’obtenir une décision de justice sans audience, sur simple dépôt de dossier. Pour les entreprises B2B dont la trésorerie dépend de paiements réguliers, l’injonction de payer est un outil stratégique, souvent sous-utilisé par manque de connaissance du processus. Cet article détaillé vous explique comment fonctionne l’injonction de payer, dans quels cas elle est adaptée, les pièges à éviter et comment CBS Groupe Etic peut vous accompagner dans la gestion de vos impayés. 1. Qu’est-ce que l’injonction de payer ? 1.1. Qu’est-ce que l’injonction de payer ? L’injonction de payer est un dispositif conçu pour faciliter le recouvrement des créances incontestées. Elle permet au créancier d’obtenir une “ordonnance d’injonction de payer” sans qu’aucune audience ne soit organisée dans un premier temps. C’est une procédure très différente d’une action au fond, qui nécessite audience, échanges d’arguments, et délais parfois longs. Ici, le juge statue directement sur la base du dossier transmis. 1.2. Un cadre juridique précis La procédure est définie dans les articles 1405 à 1422 du Code de procédure civile, qui précisent les conditions de recevabilité, les étapes successives, les délais et les effets de l’ordonnance rendue.La simplicité apparente ne doit pas faire oublier une exigence essentielle : le dossier doit être clair, complet et parfaitement documenté. C’est l’un des facteurs clés d’acceptation par le juge. 1.3. Les trois conditions essentielles de la créance Pour être recevable, la créance doit être : Certaine : elle ne doit pas être basée sur une supposition ou un accord verbal flou. Il faut des preuves écrites solides. Liquide : son montant doit être déterminé. Pas d’estimation, pas d’approximation. Exigible : la date de paiement doit être dépassée, conformément au contrat ou aux CGV. Ces conditions peuvent paraître simples, mais elles sont déterminantes. Une créance contestée sur la qualité de la prestation, ou un devis jamais signé, peut entraîner un rejet de la requête. 2. Quand faut-il recourir à l’injonction de payer ? 2.1. Après l’échec du recouvrement amiable Avant toute action judiciaire, les entreprises doivent avoir tenté une démarche amiable : relances, mails, appels, et idéalement une mise en demeure en bonne et due forme.L’injonction de payer intervient lorsque, malgré ces étapes, le débiteur reste silencieux ou refuse de payer. Pour les entreprises, ce passage au judiciaire doit être perçu comme un continuum logique, pas comme une rupture brutale : c’est une étape supplémentaire pour faire valoir ses droits. 2.2. Lorsque la créance n’est pas contestée L’injonction de payer n’est pas adaptée aux dossiers litigieux (qualité du travail, malfaçons, désaccord sur le prix…).Elle est idéale dans des cas tels que : factures restées impayées sans justification, absence totale de réponse du débiteur, clients chroniquement retardataires, interruption de relation commerciale sans règlement des dernières factures. Dans ces cas, l’injonction de payer permet souvent de débloquer rapidement la situation. 2.3. Quand la trésorerie de l’entreprise est impactée Un impayé n’est pas simplement un “retard”.Il peut : empêcher d’investir, bloquer le paiement des fournisseurs, dégrader le BFR, créer un effet domino sur d’autres obligations financières. Pour les dirigeants, recourir tardivement à la procédure peut aggraver les pertes. L’injonction de payer est un moyen concret d’agir avant que la situation du débiteur ne se détériore. 3. Comment se déroule la procédure ? Étapes détaillées et délais 3.1. Dépôt de la requête Le créancier dépose une requête auprès du tribunal compétent (tribunal judiciaire ou de commerce selon la nature des parties). La requête doit contenir : l’identité du créancier et du débiteur, le montant exact de la dette, le fondement de la créance (contrat, commande, devis signé, facture…), les justificatifs, la preuve des relances et de la mise en demeure. Une requête bien préparée augmente fortement le taux d’acceptation. 3.2. Examen par le juge — sans audience Le juge analyse les documents fournis en vérifiant notamment la réalité et la validité de la créance.Trois issues possibles : acceptation totale, acceptation partielle, rejet de la requête. Ce stade est entièrement documentaire, ce qui signifie que la qualité du dossier a un impact direct sur la décision rendue. 3.3. Signification de l’ordonnance au débiteur Si l’ordonnance est rendue, elle doit être signifiée par commissaire de justice (ex-huissier) dans un délai de six mois.La signification a pour but d’informer officiellement le débiteur de la décision. Elle déclenche le délai d’opposition d’un mois. 3.4. Opposition ou absence d’opposition Le débiteur peut : payer immédiatement, ce qui arrive fréquemment, ne pas réagir → l’ordonnance devient un titre exécutoire, former opposition → l’affaire est renvoyée devant un juge pour une procédure classique. Dans la majorité des dossiers non contestés, l’absence d’opposition permet d’obtenir rapidement un titre exécutoire. 3.5. Exécution forcée Une fois exécutoire, l’ordonnance permet d’engager des mesures comme : saisie bancaire, saisie sur rémunération, saisie de biens mobiliers, saisie de créances. Le créancier dispose alors de 10 ans pour exécuter la décision. 4. Avantages et limites de l’injonction de payer 4.1. Les avantages Rapidité Pas d’audience, décision souvent rapide. Coût limité Les frais judiciaires et de signification restent maîtrisés. Simplicité Une requête et des justificatifs suffisent. Efficacité Beaucoup de débiteurs préfèrent régler à réception de l’ordonnance plutôt que faire face à une procédure plus lourde. Pas de seuil minimal On peut l’utiliser pour 300 € comme pour 300 000 €. 4.2. Les limites Le dossier doit être irréprochable Un contrat non signé ou une preuve insuffisante peut entraîner un rejet. Le débiteur peut faire opposition Dans ce cas, l’affaire devient une procédure classique, avec audience. Signification obligatoire dans les 6 mois Un oubli rend l’ordonnance caduque. Frais à avancer Les frais de commissaire de justice demeurent à la charge du créancier (sauf récupération possible ensuite). 5. Pour quel type

Facturation électronique 2026 : ce que la réforme change pour les entreprises françaises

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La facturation électronique va bientôt devenir la norme en France. À partir de 2026, toutes les entreprises — quelle que soit leur taille — devront être capables de recevoir des factures électroniques. Pour les grandes entreprises et ETI, l’émission de ces factures sera aussi obligatoire dès 2026. Pour les PME, TPE et micro-entreprises, l’émission deviendra obligatoire en 2027. Ce passage représente une transformation majeure : il modifie les processus de facturation, de comptabilité, et impose des contraintes techniques et organisationnelles. Pour les dirigeants et responsables financiers, anticiper cette réforme est crucial pour rester en conformité et éviter toute rupture dans les flux de facturation. Nous vous expliquons ici les obligations, les enjeux, les bonnes pratiques et les points à surveiller. 1. Pourquoi la facturation électronique devient obligatoire 1.1 Objectifs de la réforme L’objectif principal est de moderniser les échanges entre entreprises, simplifier l’administration, renforcer la lutte contre la fraude à la TVA et améliorer la traçabilité des factures.  La réforme vise aussi à uniformiser les formats, à automatiser la transmission et à réduire les erreurs liées au papier, aux envois manuels ou aux pertes de documents.  1.2 Calendrier officiel (2026-2027) : 1er septembre 2026 : obligation de réception des factures électroniques pour toutes les entreprises assujetties à la TVA.  1er septembre 2026 : pour les grandes entreprises et les ETI, obligation d’émettre les factures en format électronique. 1er septembre 2027 : pour les PME, TPE et micro-entreprises, obligation d’émission électronique.  Ce déploiement progressif laisse un temps d’adaptation, mais la date approche vite : mieux vaut anticiper dès maintenant. 2. Qui est concerné par la réforme ? 2.1 Toutes les entreprises assujetties à la TVA L’obligation s’applique à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille — grandes entreprises, ETI, PME, TPE, micro-entreprises, auto-entrepreneurs. Si vous achetez ou vendez à un autre professionnel (B2B), vous êtes concerné. Même les entreprises qui ne commercialisent pas activement mais reçoivent des factures doivent être prêtes à les recevoir électroniquement.  2.2 Ce que couvre l’obligation Factures entre entreprises françaises assujetties à la TVA (B2B). Envoi et réception via des plateformes agréées par l’État (PDP — Plateforme de Dématérialisation Partenaire).  Archivage et e-reporting selon les exigences réglementaires.  3. Qu’est-ce qu’une facture électronique conforme ? 3.1 Formats acceptés La facture électronique doit être émise dans un format structuré conforme aux normes : les plus utilisés sont UBL, CII ou Factur-X.  Un simple PDF envoyé par e-mail ne suffit pas. Pour être valide, la facture doit transiter via une plateforme agréée (PDP), garantissant l’intégrité, la traçabilité et la conformité fiscale. 3.2 Transmission et e-reporting Selon l’opération (B2B, B2G, export, etc.), la facture peut nécessiter l’envoi d’informations complémentaires dans un cadre de e-reporting — les données de transaction et de paiement doivent être transmises à l’administration fiscale.  3.3 Archivage et conservation Les factures électroniques doivent être conservées dans des conditions conformes : sécurisation, traçabilité et accessibilité doivent être garanties. Cela implique souvent la mise à jour des systèmes internes (ERP, comptabilité, archivage numérique). 4. Impacts pratiques : ce que votre entreprise doit anticiper 4.1 Mettre à jour vos outils et processus internes Vérifier que votre logiciel de facturation ou ERP est compatible avec les formats exigés (UBL, CII, Factur-X). Choisir une plateforme agréée (PDP) dès maintenant, pour émettre ET recevoir des factures. Former vos équipes comptables et administratives à ces nouveaux processus. 4.2 Vérifier vos CGV / contrats Avec la facturation électronique, il peut être nécessaire de revoir vos conditions générales de vente (CGV) pour intégrer les obligations d’e-invoicing et anticiper les interactions avec les clients. 4.3 Gagner en efficacité, réduire les risques Moins d’erreurs liées au papier, à l’envoi, à la saisie manuelle. Meilleure traçabilité : suivi en temps réel, historique clair, archivage sécurisé. Réduction des délais de traitement, ce qui peut améliorer le cash flow. Ces bénéfices peuvent aider à réduire les impayés et sécuriser votre poste client — une des spécialités de CBS Groupe Etic. 4.4 Être prêt avant les échéances Même si certaines obligations concernent 2027, les grandes entreprises et ETI doivent être prêts dès 2026. Il est donc recommandé aux PME / TPE de anticiper dès maintenant pour éviter toute rupture de facturation, retards ou désorganisation. La transition doit être progressive et maîtrisée. 5. Risques et erreurs fréquentes à éviter Utiliser un simple PDF ou un envoi par e-mail sans passer par une plateforme agréée — facture non conforme. Mal configurer ou négliger l’archivage — perte de traçabilité, risque fiscal ou comptable. Ne pas former les équipes : erreurs de saisie, délais, refus de factures. Procrastiner : attendre 2027 pour se mettre en conformité peut entraîner des ruptures, des pertes de clients ou des blocages internes. 6. Pourquoi anticiper dès maintenant est une bonne stratégie LA Réforme de la facturation électronique n’est pas seulement une contrainte réglementaire : c’est aussi une opportunité pour moderniser vos processus internes. Automatiser la facturation et la comptabilité.Améliorer la trésorerie grâce à un traitement plus rapide des factures.Réduire les litiges, erreurs et retards de paiement.Renforcer la fiabilité et le professionnalisme de l’entreprise. Pour une structure B2B soucieuse de sa trésorerie et de la qualité de son suivi client, c’est le moment idéal pour repenser l’organisation du poste client. 👉 Dans ce contexte, CBS Groupe Etic vous accompagne sur un point essentiel : la gestion et la sécurisation de vos encaissements.Nos experts vous aident à structurer vos relances, prévenir les impayés, accélérer vos paiements et optimiser la performance de votre poste client — un complément indispensable à la transition vers la facturation électronique. Discutons de vos besoins La facturation électronique devient progressivement obligatoire en France entre 2026 et 2027. Toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques dès 2026. L’émission deviendra obligatoire pour les grandes entreprises dès 2026, et pour les PME, TPE et micro-entreprises en 2027. Cette réforme impose des changements techniques, organisationnels et administratifs. Mais elle offre aussi une opportunité de moderniser votre processus de facturation, de sécuriser votre trésorerie et de réduire les

Délais de paiement : ce que la loi impose réellement aux entreprises

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Pour une entreprise, bien encadrer les délais de paiement des factures est essentiel. Un retard de paiement peut fragiliser la trésorerie, retarder des investissements, ou mettre en danger la santé financière. La loi française encadre strictement ces délais entre professionnels — ce qui profite aux créanciers. Connaître ces règles permet d’éviter des retards abusifs, d’être en conformité et de sécuriser votre trésorerie. Cet article décrypte pour vous les obligations légales, les bonnes pratiques et les risques en cas de non-respect. 1. Le cadre légal : l’Article L441‑10 du Code de commerce 1.1 Le délai “par défaut” Si aucun délai n’est précisé entre les parties — ni dans les Conditions Générales de Vente (CGV), ni dans le contrat, ni même dans un accord commercial spécifique — la loi fixe automatiquement un délai de paiement de 30 jours. Ce délai commence à courir à partir de la réception effective des marchandises ou de l’exécution complète de la prestation, et non à partir de l’émission de la facture. Cette règle évite qu’un client retarde volontairement l’acceptation ou le paiement en jouant sur des dates approximatives. Ce délai légal de 30 jours constitue une protection minimale pour le fournisseur. Il garantit un cadre par défaut pour toutes les entreprises, y compris celles qui n’ont pas encore structuré leurs conditions de vente. Ainsi, même si vos CGV ne sont pas formalisées, la loi vous protège : votre client ne peut pas imposer un délai de paiement plus long sans accord formel. Cela permet également d’éviter les abus fréquents dans certains secteurs où les donneurs d’ordre tentaient autrefois d’allonger les délais au détriment des petits fournisseurs. 1.2 Les délais possibles via accord contractuel Les parties peuvent convenir d’un délai supérieur — mais dans des limites strictes (plafond légal) :  Jusqu’à 60 jours nets à compter de la date d’émission de la facture. Ou 45 jours fin de mois si cette modalité est expressément prévue dans le contrat (CGV ou accord spécifique) — et à condition que ce délai ne constitue pas un abus manifestement défavorable au créancier.  Pour les factures périodiques — récapitulatives de plusieurs livraisons ou prestations — le délai maximal est également 45 jours après émission.  Important : tout délai supérieur à 60 jours (ou 45 jours fin de mois quand convenu) est illégal. 1.3 Ce que cela signifie concrètement pour vos CGV Vos conditions générales de vente (CGV) ou contrats doivent clairement indiquer le délai de paiement convenu (30, 45 fin de mois, 60 jours), et à partir de quelle date celui-ci court (date de facture, date de livraison, date de prestation). Si rien n’est indiqué, le délai de 30 jours s’applique automatiquement. Dans tous les cas, ce cadre est d’ordre public — c’est-à-dire qu’il s’impose, même si les parties tentent de le modifier autrement. 2. En cas de retard : pénalités, indemnités et sanctions 2.1 Pénalités de retard et indemnité forfaitaire Si le débiteur ne paie pas dans les délais prévus, le fournisseur peut appliquer automatiquement des pénalités de retard, à condition que leur taux soit indiqué dans les CGV ou sur la facture. Sans cette mention, il devient plus difficile d’exiger un taux précis. À ces pénalités s’ajoute l’indemnité forfaitaire légale de 40 € ( fixé selon l’article  D441-5 du code de commerce) pour frais de recouvrement, due pour chaque facture impayée. Beaucoup d’entreprises oublient de l’appliquer, alors qu’elle constitue un droit automatique. Ces deux éléments doivent apparaître clairement dans les documents commerciaux. À défaut, le créancier peut rencontrer des contestations. Par ailleurs, si aucun délai n’est mentionné, la loi impose d’office le délai légal de 30 jours. Ce cadre est d’ordre public : il s’applique à tous, même si des accords contraires étaient envisagés. 2.2 Sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les délais Le non-respect des délais de paiement n’est pas une simple négligence : c’est un manquement légal. Les entreprises qui dépassent systématiquement les délais légaux s’exposent à des amendes administratives importantes, pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros — voire plusieurs millions en cas de récidive ou de pratiques particulièrement abusives. En complément, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)  peut publier le nom des entreprises sanctionnées via le dispositif de “name and shame”. Cette mise en visibilité publique, prévue par la réglementation, vise à décourager les comportements abusifs. Au-delà de l’amende, elle peut fortement affecter l’image d’une entreprise auprès de ses clients, partenaires et fournisseurs. 3. En cas de retard : pénalités, indemnités et sanctions 3.1 L’impact des retards sur la trésorerie et la santé financière Des délais trop longs ou des impayés retardent vos flux de trésorerie. Résultat : difficultés à payer vos propres fournisseurs, salaires, ou investissements. Pour les PME / TPE, un client qui dépasse de plusieurs dizaines de jours le délai de paiement peut représenter un risque majeur sur la liquidité. 3.2 La prévoyance : anticiper via vos CGV et vos outils En intégrant un délai légal (30 / 45 / 60 jours) clair dans vos CGV, vous sécurisez vos conditions de paiement. Ajouter les pénalités et l’indemnité forfaitaire de 40 € en cas de retard renforce votre position. Utiliser des outils de suivi et de relance : facturation rigoureuse, suivi des dates d’échéance, relances pro-actives, alerte sur retards. 👉 Pour cela, un outil comme le FNIP — proposé par CBS Groupe Etic — permet d’identifier et de suivre efficacement les mauvais payeurs, sécurisant ainsi votre poste client. 4. En cas de retard : pénalités, indemnités et sanctions La mise en place progressive de la facturation électronique obligatoire pour les échanges B2B (calendrier selon taille des entreprises) modifie légèrement les pratiques.  L’émission, la transmission et la réception des factures seront standardisées. Cela devrait réduire certains retards liés à des erreurs de transmission ou de réception de documents. Mais la loi de délais de paiement demeurera la même : les délais convenus ou légaux continueront de s’appliquer. 📌 Conclusion : la facturation électronique n’exonère pas le débiteur de l’obligation de payer à temps. En

Mise en demeure : comment la rédiger pour être réellement efficace ?

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La mise en demeure est souvent la dernière étape avant une action judiciaire. Pourtant, dans beaucoup d’entreprises, elle est rédigée à la va-vite, copiée-collée d’un vieux modèle ou envoyée trop tard. Résultat : le client ne paie pas plus vite, et la trésorerie continue de souffrir. Bien rédigée, une mise en demeure est au contraire un outil juridique puissant et constitue une chance claire et formelle au débiteur de s’exécuter dans une démarche de recouvrement amiable. Pour les dirigeants, DAF et responsables administratifs, c’est un réflexe à maîtriser autant que le devis ou la facture. Dans cet article, nous allons voir ce que dit le droit français sur la mise en demeure, quand l’utiliser, et surtout comment la rédiger pour maximiser vos chances d’être payé, tout en préservant la relation commerciale si possible. 1- Mise en demeure : que dit le Code civil ? En droit français, la mise en demeure est un acte par lequel le créancier interpelle officiellement son débiteur pour qu’il exécute son obligation (généralement le paiement d’une facture) dans un certain délai. L’article 1344 du Code civil précise que : “Le débiteur est mis en demeure de payer soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit, si le contrat le prévoit, par la seule exigibilité de l’obligation.” Légifrance Concrètement, cela signifie : La mise en demeure fait naître officiellement le retard du débiteur. Elle peut prendre plusieurs formes : lettre recommandée, acte de commissaire de justice, ou, dans certains cas, mécanisme prévu au contrat. iej.univ-paris1.fr Elle sert de point de départ à certaines conséquences juridiques (intérêts de retard, dommages et intérêts, suite judiciaire…). 📌 À retenir : une simple relance “cordiale” par mail n’est pas forcément une mise en demeure au sens juridique, surtout si elle ne respecte pas certaines mentions essentielles :  – date de rédaction – coordonées du destinataire – nom ou dénomination sociale du créancier – adresse ou siège social – mention de la mise en demeure – le détail des sommes dues : principal, intérêts et accessoires (hors frais restant à la charge du créancier selon l’art. L.111-8). – l’indication d’avoir à payer la somme due et les modalités de paiement de la dette – un délai précis et raisonnable durant lequel le destinataire devra régler le litige (compris le plus souvent entre 8 et 15 jours selon la nature du litige) – la signature de l’expéditeur.   ⚠️ Cas spécial !Si la mise en demeure est envoyée par un professionnel du recouvrement amiable (ex. CBS), deux mentions supplémentaires sont obligatoires : – La reproduction des 2ᵉ et 3ᵉ alinéas de l’article L.111-8. – Le nom ou la raison sociale du recouvreur, son adresse/siege social, et l’indication qu’il exerce une activité de recouvrement amiable (art. R124-4 CPCE). 2. Pourquoi la mise en demeure est stratégique pour votre entreprise ? La mise en demeure n’est pas qu’un formalisme juridique. Elle a un impact direct sur votre trésorerie et votre capacité à faire respecter vos conditions de paiement. 2.1 Un levier pour réduire les délais de paiement Les délais de paiement entre professionnels sont encadrés par l’article L441-10 du Code de commerce : 30 jours par défaut après réception des marchandises ou exécution de la prestation. Maximum 60 jours après la date d’émission de la facture. Ou, à titre dérogatoire, 45 jours fin de mois, si cela est prévu au contrat et n’est pas abusif. Légifrance Au-delà, le client est en retard de paiement et vous pouvez exiger : Des pénalités de retard (au minimum 3 fois le taux d’intérêt légal). Service Public Entreprendre Une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, obligatoire en B2B. Banque de France La mise en demeure permet de matérialiser ce retard et de rappeler clairement ces conséquences. 2.2 Un préalable souvent attendu avant l’action judiciaire En pratique, beaucoup de juges apprécient qu’une mise en demeure ait été envoyée avant une injonction de payer ou une assignation.Elle montre que vous avez tenté une démarche amiable, documente votre sérieux et clarifie la chronologie des événements. 3. Quand envoyer une mise en demeure ? L’erreur fréquente : attendre trop longtemps, ou au contraire dégainer une mise en demeure à la première minute de retard. 3.1 Après un cycle de relance amiable En général, on conseille : Une première relance simple (mail ou téléphone) quelques jours après l’échéance. Une relance plus ferme mentionnant les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire. La mise en demeure, lorsque le client ne réagit pas, ou qu’il multiplie les promesses non tenues. Cette séquence montre que vous êtes structuré, mais aussi de bonne foi. 3.2. En cas de risque avéré d’insolvabilité Si vous savez qu’un client est en difficulté (rumeurs de dépôt de bilan, retards multiples, incidents bancaires répétés), il peut être opportun d’envoyer une mise en demeure plus tôt.L’objectif : vous positionner le plus rapidement possible comme créancier sérieux, déjà en action. Besoin d’un regard externe sur vos procédures de relance et de mise en demeure ? Les équipes de CBS Groupe Etic peuvent vous accompagner pour structurer un process efficace de gestion des impayés. Nous contacter 4. Comment rédiger une mise en demeure vraiment efficace ? 4.1. La forme : doit-on toujours utiliser la lettre recommandée ? Pour être incontestable, la lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) reste le standard.Elle permet de prouver : La date d’envoi. Le contenu de la lettre. La réception (ou la tentative de remise) par le débiteur. Une sommation par huissier (acte d’huissier) est encore plus sécurisée, mais aussi plus coûteuse. Elle peut être justifiée pour des montants importants ou des dossiers sensibles. Certaines décisions reconnaissent également la validité d’une mise en demeure envoyée par mail, si l’interpellation est suffisamment claire et si l’entreprise peut prouver la réception (par exemple via un système de ticketing ou un accusé de lecture). Mais en pratique, la LRAR reste la référence. 4.2. Les mentions essentielles d’une mise en demeure Pour être claire, complète et efficace, votre lettre de mise en demeure devrait contenir au minimum : 1. L’identification