Entreprise en difficulté : quels secteurs d’activité sont les plus exposés aujourd’hui ?

Le nombre d’entreprises en difficulté en France connaît une hausse marquée depuis plusieurs années. Après une période artificiellement stabilisée par les aides exceptionnelles liées à la crise sanitaire, la réalité économique s’impose désormais avec force. Les tensions de trésorerie, les retards de paiement et l’augmentation des charges fragilisent durablement de nombreuses structures. Toutes les entreprises ne sont toutefois pas exposées de la même manière. Selon leur secteur d’activité, leur modèle économique et leur dépendance aux encaissements, certaines sont beaucoup plus vulnérables. Analyser les secteurs les plus touchés permet de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre et d’anticiper les risques. Pour aller plus loin, voici une vidéo sur le sujet. https://youtu.be/zNw6hiLukTU 1. Entreprise en difficulté : une tendance en forte hausse en France 1.1 Une progression confirmée par les chiffres Les données publiées par la Banque de France, l’INSEE et les études du cabinet Altares confirment une augmentation rapide du nombre d’entreprises en difficulté. En 2024, près de 74 000 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire), contre environ 56 000 en 2023, soit une hausse d’environ 32 % en un an. Cette progression dépasse désormais les niveaux observés avant la crise sanitaire, confirmant un phénomène structurel plutôt qu’un simple ajustement conjoncturel. 1.2 Une fragilité concentrée sur les PME et TPE Plus de 90 % des entreprises concernées sont des PME ou des TPE. Ces structures disposent généralement de marges financières limitées et d’une trésorerie plus sensible aux retards de paiement, ce qui explique leur vulnérabilité face aux chocs économiques. 2. Pourquoi certaines entreprises deviennent plus vulnérables que d’autres 2.1 Une trésorerie sous tension permanente Dans la majorité des cas, une entreprise en difficulté n’est pas une entreprise sans activité. Beaucoup sont rentables sur le papier, mais souffrent d’un décalage entre encaissements et décaissements. L’allongement des délais de paiement et la hausse des charges pèsent directement sur la trésorerie disponible. Un article est disponible sur ce thème : Lisez ici. 2.2 Une exposition directe aux comportements de paiement Les entreprises situées en bout de chaîne économique subissent directement les arbitrages de paiement de leurs clients. Lorsqu’un donneur d’ordre retarde ses règlements, c’est l’ensemble des fournisseurs qui se retrouvent fragilisés. Ce mécanisme explique en grande partie la concentration sectorielle des entreprises en difficulté. 3. Les secteurs d’activité les plus exposés aux entreprises en difficulté 3.1 Répartition sectorielle des entreprises en difficulté en France (2024) Étude Altares No Data Found Selon l’étude Altares, la répartition des entreprises en difficulté par secteur est la suivante : Services aux entreprises : environ 18 000 entreprises, soit 25 % du total Construction (BTP) : environ 16 200 entreprises, soit 22 % Commerce (détail et gros) : environ 15 000 entreprises, soit 20 % Hôtellerie – restauration : environ 9 300 entreprises, soit 13 % Industrie : environ 6 000 entreprises, soit 8 % Autres secteurs : environ 9 500 entreprises, soit 12 % Ces quatre premiers secteurs concentrent à eux seuls plus de 60 % des entreprises en difficulté en France. Le bâtiment et les travaux publics (BTP) Le BTP figure historiquement parmi les secteurs les plus exposés. Les entreprises doivent avancer des coûts importants (main-d’œuvre, matériaux) alors que les paiements interviennent souvent tardivement. Les retards de règlement fragilisent rapidement la trésorerie, en particulier chez les artisans et PME. Le phénomène est accentué par un fort effet domino : la difficulté d’un acteur se répercute immédiatement sur ses sous-traitants. Le commerce et la distribution Le commerce subit une pression constante sur ses marges. La baisse de la consommation, la concurrence accrue et le poids des charges fixes laissent peu de capacité d’absorption face aux retards de paiement. Dans ce secteur, une baisse d’activité combinée à des stocks immobilisés peut rapidement placer une entreprise en difficulté. L’hôtellerie-restauration Malgré une reprise partielle, l’hôtellerie-restauration reste très fragile. Les charges élevées, la saisonnalité et la pénurie de main-d’œuvre réduisent les marges de manœuvre financières. De nombreux établissements disposent de peu de réserves, ce qui explique leur forte exposition aux incidents de trésorerie. Les services aux entreprises Souvent perçus comme plus résilients, les services aux entreprises représentent pourtant le premier secteur en volume d’entreprises en difficulté. Leur modèle repose fréquemment sur des facturations mensuelles avec des délais de paiement longs. La dépendance à quelques clients clés accentue le risque. 4. Entreprise en difficulté : des signaux d’alerte communs à tous les secteurs 4.1 L’allongement des délais de paiement L’un des premiers signaux observables est l’augmentation des délais de paiement. Un client qui paie de plus en plus tard, sans justification claire, peut être lui-même confronté à des difficultés financières. 4.2 Une dépendance excessive à certains clients De nombreuses entreprises fragilisées dépendent d’un nombre restreint de donneurs d’ordre. La défaillance ou le retard prolongé d’un seul client peut suffire à déséquilibrer l’ensemble de la trésorerie. 5. Anticiper les difficultés pour limiter les risques 5.1 Adapter ses pratiques commerciales selon les secteurs Connaître les secteurs les plus exposés permet d’adapter les conditions de paiement, les modalités de facturation et le suivi client. Cette approche sectorielle constitue un levier essentiel de prévention. 5.2 Structurer le suivi du poste client Certaines entreprises choisissent de sécuriser leur trésorerie en structurant le suivi de leurs créances, en surveillant les comportements de paiement et en intervenant dès les premiers retards. D’autres s’appuient sur des partenaires spécialisés dans la gestion des impayés et la prévention du risque client, comme CBS Groupe ETIC, afin de réduire leur exposition aux entreprises en difficulté clientes. Discutons de vos besoins La hausse du nombre d’entreprises en difficulté en France s’explique par un contexte économique tendu, mais aussi par des fragilités structurelles propres à certains secteurs. Les services aux entreprises, le BTP, le commerce et l’hôtellerie-restauration concentrent aujourd’hui la majorité des procédures collectives. Identifier ces dynamiques sectorielles permet aux dirigeants d’anticiper les risques, d’adapter leurs pratiques et de mieux sécuriser leurs encaissements dans un environnement économique incertain. FAQ 1) Comment reconnaître une entreprise en difficulté ? Une entreprise en difficulté est confrontée à des tensions financières durables, souvent liées
Retards de paiement : pourquoi la situation se dégrade pour les entreprises françaises ?

Les retards de paiement sont devenus un sujet central pour les entreprises françaises. Longtemps perçus comme des incidents ponctuels ou des aléas de gestion, ils s’installent aujourd’hui comme un phénomène structurel, affectant durablement la trésorerie des PME, TPE et même de certaines entreprises de taille intermédiaire. Dans un contexte économique marqué par des tensions financières persistantes, les retards de paiement ne sont plus seulement un désagrément administratif. Ils constituent un véritable facteur de fragilisation, capable de mettre en difficulté des entreprises pourtant rentables. Comprendre pourquoi la situation se dégrade et comment y faire face est devenu indispensable pour les dirigeants et responsables financiers. 1. Les retards de paiement : un phénomène en nette aggravation 1.1 Une réalité confirmée par les chiffres récents Les données publiées par les organismes économiques montrent une tendance claire : les délais de paiement s’allongent et les retards deviennent plus fréquents. Selon plusieurs baromètres spécialisés, une majorité d’entreprises françaises subissent aujourd’hui des paiements tardifs, parfois bien au-delà des délais légaux prévus par le Code de commerce. Source : economie.gouv.fr Cette situation touche particulièrement les relations interentreprises, où la pression concurrentielle pousse parfois les fournisseurs à accepter des conditions de paiement défavorables. 1.2 Des retards qui se transforment en impayés Ce qui inquiète davantage, c’est la frontière de plus en plus fine entre retard de paiement et impayé. Un règlement différé de quelques jours peut rapidement évoluer vers plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans visibilité claire pour le créancier. Plus le retard s’installe, plus la probabilité de non-recouvrement augmente. 2. Pourquoi les entreprises paient de plus en plus en retard ? 2.1 Un contexte économique sous tension L’environnement économique actuel explique en grande partie cette dégradation. Inflation, hausse des coûts de production, augmentation des charges financières et incertitudes géopolitiques pèsent sur la trésorerie des entreprises.Pour faire face, certaines structures arbitrent leurs paiements, en privilégiant les charges jugées prioritaires. Dans ce contexte, les fournisseurs deviennent parfois une variable d’ajustement, au détriment de la fluidité des échanges commerciaux. 2.2 Une stratégie de trésorerie assumée chez certains débiteurs Il faut également reconnaître une réalité plus délicate : certains retards de paiement sont délibérés. Pour certaines entreprises, retarder un règlement revient à financer leur activité à moindre coût, en utilisant la trésorerie de leurs partenaires commerciaux. Cette pratique, bien que strictement encadrée par la loi, reste difficile à combattre sans une organisation rigoureuse du suivi client. 3. Les conséquences directes des retards de paiement pour les entreprises 3.1 Une pression accrue sur la trésorerie Le premier impact des retards de paiement est immédiat : la trésorerie se tend. Les charges fixes continuent de courir, tandis que les encaissements attendus n’arrivent pas. Cette situation peut contraindre l’entreprise à recourir à des financements court terme, souvent coûteux. Pour les PME et TPE, la marge de manœuvre est limitée. Quelques retards significatifs peuvent suffire à déséquilibrer l’ensemble du cycle financier. 3.2 Un risque accru de défaillance par effet domino Les retards de paiement ne restent jamais isolés. Une entreprise qui subit des règlements tardifs peut à son tour rencontrer des difficultés pour honorer ses propres engagements. Ce mécanisme crée un effet domino, fragilisant progressivement l’ensemble de la chaîne économique. Dans de nombreux cas, les défaillances ne résultent pas d’un manque d’activité, mais d’un manque de liquidités. 4. Pourquoi la gestion des retards de paiement reste souvent insuffisante ? 4.1 Une réaction trop tardive des entreprises Beaucoup d’entreprises réagissent trop tard face aux premiers retards. Par manque de temps, par souci de préserver la relation commerciale ou par sous-estimation du risque, les relances sont repoussées. Cette inertie laisse le problème s’aggraver. Or, plus un retard est traité tôt, plus les chances de régularisation sont élevées. 4.2 Un suivi du poste client encore trop peu structuré Dans de nombreuses organisations, le suivi des paiements reste fragmenté. Les informations sont dispersées, les responsabilités mal définies et les procédures peu formalisées. Cette absence de structure rend difficile la détection des signaux faibles et la prise de décision rapide. 5. Comment les entreprises peuvent limiter l’impact des retards de paiement ? 5.1 Anticiper plutôt que subir La prévention est aujourd’hui un levier essentiel. Identifier les comportements à risque, surveiller l’évolution des délais de paiement et adapter les conditions commerciales permet de réduire l’exposition aux retards. Il ne s’agit pas de remettre en cause toutes les relations clients, mais d’introduire une vigilance proportionnée. 5.2 Professionnaliser le recouvrement amiable Un recouvrement amiable (voir article) structuré et cohérent permet souvent de résoudre les situations avant qu’elles ne dégénèrent. Des relances claires, régulières et formalisées donnent un cadre à la relation et rappellent les obligations contractuelles sans nécessairement entrer dans un rapport de force. Dans ce contexte, certaines entreprises choisissent de sécuriser leur trésorerie en s’appuyant sur des spécialistes de la gestion des impayés, capables d’accompagner le suivi du poste client et d’agir rapidement en cas de dérive, comme le fait CBS Groupe ETIC, cabinet de recouvrement expert dans le domaine depuis 1978. Découvrir les services de CBS 6. Retards de paiement : un enjeu stratégique pour les dirigeants 6.1 Une question de survie, pas seulement de conformité Les retards de paiement ne sont plus uniquement un sujet juridique ou administratif. Ils sont devenus un enjeu stratégique de premier plan. Une entreprise qui maîtrise ses encaissements se donne les moyens de résister aux aléas économiques et de poursuivre son développement. 6.2 Mieux piloter pour mieux décider Disposer d’une vision claire des retards, des comportements clients et des risques permet aux dirigeants de prendre des décisions éclairées. C’est souvent cette capacité d’anticipation qui fait la différence entre une entreprise résiliente et une entreprise fragilisée. La dégradation des retards de paiement en France s’inscrit dans un contexte économique complexe, mais elle révèle aussi des faiblesses structurelles dans la gestion du poste client. Pour les entreprises, le risque n’est plus théorique : il est quotidien et directement lié à la trésorerie. Face à cette situation, l’anticipation, la structuration des relances et une gestion rigoureuse des paiements deviennent indispensables. Certaines entreprises font aujourd’hui le choix de
Défaillances d’entreprises : comment protéger sa trésorerie face à l’explosion des impayés ?

Depuis plusieurs mois, les défaillances d’entreprises connaissent une hausse préoccupante en France. Après la fin des aides exceptionnelles liées à la crise sanitaire et dans un contexte économique tendu, de nombreuses entreprises se retrouvent fragilisées. Selon les dernières données publiées par des acteurs économiques de référence, les procédures de redressement et de liquidation judiciaire progressent fortement, touchant en priorité les PME et les TPE. Les défaillances d’entreprises sont un enjeu majeur à surveiller. 1. Défaillances d’entreprises : une tendance en nette augmentation 1.1 Défaillances d’entreprises : une tendance en nette augmentation Les statistiques récentes montrent une augmentation significative des défaillances d’entreprises sur l’ensemble du territoire. Cette hausse touche aussi bien les structures récemment créées que des entreprises installées depuis plusieurs années. Les procédures de redressement et de liquidation judiciaire progressent dans de nombreux secteurs, traduisant une fragilité structurelle du tissu économique. Cette tendance s’explique en partie par la normalisation économique post-crise. Les entreprises doivent désormais faire face à leurs charges sans soutien exceptionnel, dans un environnement où la trésorerie est sous pression permanente. 1.2 PME et TPE : les plus exposées aux risques Les petites et moyennes entreprises sont les premières victimes de cette hausse des défaillances. Leur dépendance à un nombre limité de clients et leur faible capacité d’absorption des retards de paiement les rendent particulièrement vulnérables. Un ou deux impayés importants peuvent suffire à provoquer une cessation de paiements. Contrairement aux grands groupes, ces structures disposent rarement de réserves suffisantes ou de solutions de financement alternatives pour compenser des encaissements tardifs. 2. Explosion des impayés : un facteur déterminant des défaillances 2.1 Retards de paiement et tensions de trésorerie Les retards de paiement sont devenus monnaie courante dans les relations commerciales. Ce phénomène ne se limite plus à quelques clients isolés, mais s’installe durablement dans certains secteurs. Chaque retard prive temporairement l’entreprise créancière de liquidités indispensables à son fonctionnement quotidien. Lorsque ces retards se répètent ou se prolongent, ils se transforment en véritables impayés, avec des conséquences immédiates sur la trésorerie et le besoin en fonds de roulement. 2.2 L’effet domino des mauvais payeurs Un impayé ne touche jamais une seule entreprise. Lorsqu’un client ne paie pas, son fournisseur peut à son tour rencontrer des difficultés pour honorer ses propres engagements. Ce mécanisme crée un effet domino, où les tensions de trésorerie se propagent tout au long de la chaîne économique. C’est ainsi que des entreprises saines, rentables sur le plan économique, se retrouvent fragilisées puis entraînées vers la défaillance, non pas par manque d’activité, mais par manque de liquidités. 3. Pourquoi les entreprises sont aujourd’hui plus exposées aux impayés 3.1 Un contexte économique défavorable Inflation, hausse des coûts de production, augmentation des charges financières : de nombreuses entreprises font face à des arbitrages difficiles. Dans ce contexte, certains débiteurs privilégient le règlement de leurs charges stratégiques au détriment du paiement de leurs fournisseurs. Cette situation accroît mécaniquement les risques d’impayés pour l’ensemble des acteurs économiques, en particulier ceux qui n’ont pas mis en place de mécanismes de prévention efficaces. Inflation, hausse des coûts de production, augmentation des charges financières : de nombreuses entreprises font face à des arbitrages difficiles. Dans ce contexte, certains débiteurs privilégient le règlement de leurs charges stratégiques au détriment du paiement de leurs fournisseurs. Cette situation accroît mécaniquement les risques d’impayés pour l’ensemble des acteurs économiques, en particulier ceux qui n’ont pas mis en place de mécanismes de prévention efficaces. 3.2 Une prévention du risque client encore insuffisante Beaucoup d’entreprises continuent à accorder des délais de paiement importants sans analyser régulièrement la solvabilité de leurs clients. La relation commerciale, parfois ancienne, prend le pas sur une approche rationnelle du risque. Par ailleurs, le suivi du poste client est souvent traité de manière secondaire. Les retards ne sont pas détectés immédiatement, les relances sont tardives, et les signaux faibles ne sont pas exploités à temps. 4. Les conséquences directes des impayés sur la trésorerie 4.1 Un impact immédiat sur le besoin en fonds de roulement Chaque facture impayée augmente artificiellement le besoin en fonds de roulement de l’entreprise. La trésorerie disponible diminue, alors que les charges fixes, elles, restent inchangées. Cette situation limite la capacité de l’entreprise à investir, à se développer ou simplement à fonctionner sereinement. À court terme, cela peut conduire à un recours accru au découvert bancaire ou à des solutions de financement coûteuses. 4.2 Des entreprises rentables mais financièrement fragilisées Il n’est pas rare de voir des entreprises afficher une bonne rentabilité tout en connaissant de graves difficultés de trésorerie. Les impayés faussent la lecture des comptes et peuvent masquer une situation financière critique jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Dans ce contexte, les impayés apparaissent comme l’une des causes majeures des défaillances d’entreprises, bien avant une baisse réelle d’activité. 5. Comment protéger sa trésorerie face à l’explosion des impayés 5.1 Anticiper le risque dès la relation commerciale La protection de la trésorerie commence bien avant l’émission de la facture. Elle repose sur une meilleure connaissance de ses clients, une vigilance accrue sur les comportements de paiement et une capacité à identifier rapidement les situations à risque. Cette anticipation permet d’adapter les conditions de paiement et d’éviter l’accumulation de retards difficiles à rattraper. 5.2 Structurer un recouvrement amiable efficace Un recouvrement amiable structuré est l’un des leviers les plus efficaces pour limiter l’impact des impayés. Les premières relances doivent intervenir rapidement et suivre une logique cohérente. Plus le retard est traité tôt, plus les chances de recouvrement sont élevées. Professionnaliser cette démarche permet d’obtenir des règlements plus rapides, tout en préservant la relation commerciale lorsque cela est possible. 5.3 Agir avant que la situation ne se dégrade Attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de réagir face à un impayé revient souvent à subir la situation. Lorsque l’entreprise débiteur est déjà en difficulté, les marges de manœuvre sont limitées. Agir tôt permet au contraire de sécuriser des engagements de paiement et d’éviter que l’impayé ne devienne définitif. 6.1 Défaillances d’entreprises : l’anticipation comme levier de protection durable 6.1 Passer
Facturation électronique 2026 : ce que la réforme change pour les entreprises françaises

La facturation électronique va bientôt devenir la norme en France. À partir de 2026, toutes les entreprises — quelle que soit leur taille — devront être capables de recevoir des factures électroniques. Pour les grandes entreprises et ETI, l’émission de ces factures sera aussi obligatoire dès 2026. Pour les PME, TPE et micro-entreprises, l’émission deviendra obligatoire en 2027. Ce passage représente une transformation majeure : il modifie les processus de facturation, de comptabilité, et impose des contraintes techniques et organisationnelles. Pour les dirigeants et responsables financiers, anticiper cette réforme est crucial pour rester en conformité et éviter toute rupture dans les flux de facturation. Nous vous expliquons ici les obligations, les enjeux, les bonnes pratiques et les points à surveiller. 1. Pourquoi la facturation électronique devient obligatoire 1.1 Objectifs de la réforme L’objectif principal est de moderniser les échanges entre entreprises, simplifier l’administration, renforcer la lutte contre la fraude à la TVA et améliorer la traçabilité des factures. La réforme vise aussi à uniformiser les formats, à automatiser la transmission et à réduire les erreurs liées au papier, aux envois manuels ou aux pertes de documents. 1.2 Calendrier officiel (2026-2027) : 1er septembre 2026 : obligation de réception des factures électroniques pour toutes les entreprises assujetties à la TVA. 1er septembre 2026 : pour les grandes entreprises et les ETI, obligation d’émettre les factures en format électronique. 1er septembre 2027 : pour les PME, TPE et micro-entreprises, obligation d’émission électronique. Ce déploiement progressif laisse un temps d’adaptation, mais la date approche vite : mieux vaut anticiper dès maintenant. 2. Qui est concerné par la réforme ? 2.1 Toutes les entreprises assujetties à la TVA L’obligation s’applique à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille — grandes entreprises, ETI, PME, TPE, micro-entreprises, auto-entrepreneurs. Si vous achetez ou vendez à un autre professionnel (B2B), vous êtes concerné. Même les entreprises qui ne commercialisent pas activement mais reçoivent des factures doivent être prêtes à les recevoir électroniquement. 2.2 Ce que couvre l’obligation Factures entre entreprises françaises assujetties à la TVA (B2B). Envoi et réception via des plateformes agréées par l’État (PDP — Plateforme de Dématérialisation Partenaire). Archivage et e-reporting selon les exigences réglementaires. 3. Qu’est-ce qu’une facture électronique conforme ? 3.1 Formats acceptés La facture électronique doit être émise dans un format structuré conforme aux normes : les plus utilisés sont UBL, CII ou Factur-X. Un simple PDF envoyé par e-mail ne suffit pas. Pour être valide, la facture doit transiter via une plateforme agréée (PDP), garantissant l’intégrité, la traçabilité et la conformité fiscale. 3.2 Transmission et e-reporting Selon l’opération (B2B, B2G, export, etc.), la facture peut nécessiter l’envoi d’informations complémentaires dans un cadre de e-reporting — les données de transaction et de paiement doivent être transmises à l’administration fiscale. 3.3 Archivage et conservation Les factures électroniques doivent être conservées dans des conditions conformes : sécurisation, traçabilité et accessibilité doivent être garanties. Cela implique souvent la mise à jour des systèmes internes (ERP, comptabilité, archivage numérique). 4. Impacts pratiques : ce que votre entreprise doit anticiper 4.1 Mettre à jour vos outils et processus internes Vérifier que votre logiciel de facturation ou ERP est compatible avec les formats exigés (UBL, CII, Factur-X). Choisir une plateforme agréée (PDP) dès maintenant, pour émettre ET recevoir des factures. Former vos équipes comptables et administratives à ces nouveaux processus. 4.2 Vérifier vos CGV / contrats Avec la facturation électronique, il peut être nécessaire de revoir vos conditions générales de vente (CGV) pour intégrer les obligations d’e-invoicing et anticiper les interactions avec les clients. 4.3 Gagner en efficacité, réduire les risques Moins d’erreurs liées au papier, à l’envoi, à la saisie manuelle. Meilleure traçabilité : suivi en temps réel, historique clair, archivage sécurisé. Réduction des délais de traitement, ce qui peut améliorer le cash flow. Ces bénéfices peuvent aider à réduire les impayés et sécuriser votre poste client — une des spécialités de CBS Groupe Etic. 4.4 Être prêt avant les échéances Même si certaines obligations concernent 2027, les grandes entreprises et ETI doivent être prêts dès 2026. Il est donc recommandé aux PME / TPE de anticiper dès maintenant pour éviter toute rupture de facturation, retards ou désorganisation. La transition doit être progressive et maîtrisée. 5. Risques et erreurs fréquentes à éviter Utiliser un simple PDF ou un envoi par e-mail sans passer par une plateforme agréée — facture non conforme. Mal configurer ou négliger l’archivage — perte de traçabilité, risque fiscal ou comptable. Ne pas former les équipes : erreurs de saisie, délais, refus de factures. Procrastiner : attendre 2027 pour se mettre en conformité peut entraîner des ruptures, des pertes de clients ou des blocages internes. 6. Pourquoi anticiper dès maintenant est une bonne stratégie LA Réforme de la facturation électronique n’est pas seulement une contrainte réglementaire : c’est aussi une opportunité pour moderniser vos processus internes. Automatiser la facturation et la comptabilité.Améliorer la trésorerie grâce à un traitement plus rapide des factures.Réduire les litiges, erreurs et retards de paiement.Renforcer la fiabilité et le professionnalisme de l’entreprise. Pour une structure B2B soucieuse de sa trésorerie et de la qualité de son suivi client, c’est le moment idéal pour repenser l’organisation du poste client. 👉 Dans ce contexte, CBS Groupe Etic vous accompagne sur un point essentiel : la gestion et la sécurisation de vos encaissements.Nos experts vous aident à structurer vos relances, prévenir les impayés, accélérer vos paiements et optimiser la performance de votre poste client — un complément indispensable à la transition vers la facturation électronique. Discutons de vos besoins La facturation électronique devient progressivement obligatoire en France entre 2026 et 2027. Toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques dès 2026. L’émission deviendra obligatoire pour les grandes entreprises dès 2026, et pour les PME, TPE et micro-entreprises en 2027. Cette réforme impose des changements techniques, organisationnels et administratifs. Mais elle offre aussi une opportunité de moderniser votre processus de facturation, de sécuriser votre trésorerie et de réduire les